Les étudiants étrangers souhaitant obtenir un titre de séjour « salarié » devront s’acquitter d’une taxe comprise entre 200 et 385 euros à partir du 1er janvier 2012, contre environ 85 euros précédemment. Un article de la loi de finances 2012 prévoit en effet la suppression du régime dérogatoire dont ils bénéficiaient jusqu’à présent. Il stipule également qu’une taxe de 110 euros, à payer au moment de la demande, ne sera pas remboursée en cas de refus.

« C’est une mesure de plus pour décourager, cette fois fiscalement, les diplômés étrangers à poursuivre leur carrière en France, dans la droite ligne de la circulaire du 31 mai », a déploré Vincent Chauvet, membre du Collectif du 31 mai, cité par Libération.

Cette mesure relance la polémique sur la politique de réduction de l’immigration légale en France, au moment où Claude Guéant semble résolu à clarifier l’application de sa circulaire du 31 mai pour les étudiants étrangers. Une version complémentaire de cette dernière sera élaborée demain, à l’issue d’une réunion interministérielle à laquelle participeront des organismes d’enseignement supérieur.