Une équipe de chercheurs s’est penchée sur les internats d’excellence, et en dresse un premier bilan mitigé. L’un d’eux, Patrick Rayou, professeur à l’université Paris-VIII etchercheur au Circeft, souligne ainsi le « coût élevé » de ce dispositif, à hauteur, par exemple, de « 12.000 euros par élèves pour l’internat d’excellence de Nice ». Il observe également un effet « surdose » concernant l’offre d’activités (ateliers théâtre, médias…) à disposition des élèves : « certains élèves (…) indiquent ne pas avoir assez de temps à consacrer à leurs devoirs ». Il observe également des disparités dans l’organisation des internats. Si à Sourdun, l’hébergement et l’enseignement sont par exemple proposés en un même lieu, à Marly-le-Roy l’internat se situe dans les anciens locaux de l’Injep et « il y a plusieurs lycées et collèges d’accueil ».

Toutefois, l’efficacité du dispositif sur les résultats scolaires semble indiscutable. « Au DNB (diplôme national du brevet, ndlr), les élèves de l’internat d’excellence de Marly-le-Roi (Yvelines) ont rattrapé le niveau des élèves de leur établissement d’accueil, dont la moyenne est 10 % supérieure à celle des résultats de l’académie [de Versailles] et 20 % supérieure à celle des résultats de leurs établissements d’origine », indique Patrick Rayou.