Plus de deux tiers des doctorants français auraient développé ou accentué un comportement addictif sous l’effet du stress de la thèse, à en croire Laetitia Gérard, docteure en sciences de l’éducation et chercheure associée au LISEC à l’université de Lorraine. En effet, selon son enquête menée auprès de 326 doctorants et signalée par EducPros.fr, 72,6% des répondants ont commencé à consommer ou davantage consommé un produit addictif durant leur doctorat, et 26,4% reconnaissent avoir développé une addiction depuis le début de leur thèse.

Si le café (49,7 %) et les sucreries (31 %) arrivent en tête des substances incriminées, ils sont suivis par les vitamines (20,2 %), l’alcool (15,6 %), les antidépresseurs (6,7 %) voire les drogues (3,1 %). La chercheuse accuse a priori le stress généré par la thèse, mais elle reste prudente : « Il s’agit d’une enquête exploratoire qui mérite d’être fouillée ».