La quasi tota­lité des syn­di­cats d’enseignants du public et la prin­ci­pale fédé­ra­tion du privé, la FEP-CFDT, ont appelé à une jour­née de grève et à des mani­fes­ta­tions aujourd’hui, jeudi 15 décembre, pour le retrait du pro­jet de réforme de l’évaluation des enseignants, prôné par le ministre de l’Education Luc Chatel qui défend un système « plus juste ».

Des manifestations sont prévues dans tous les départements. A Paris, le défilé partira à 14h30 de Denfert-Rochereau (XIVème arrondissement) pour arriver à Sèvres-Babylone (VIIème), non loin du ministère de l’Education nationale.

Selon le ministère, il y aurait 11,2 % d’enseignants grévistes aujourd’hui dans les écoles primaires, 21,1 % dans les collèges, 7,7 % dans les lycées professionnels et 12,9 % dans les lycées généraux et technologiques. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, annonce quant à lui plus de 21 % de personnels en grève. Dans le secondaire, le Snes-FSU prévoit de donner une estimation en fin de matinée.

« Les manifestations et la grève du 15 décembre sont majoritairement soutenues par les personnels enseignants » affirme la fédération UNSA-Education. Cette deuxième journée d’action de l’année scolaire est soutenue par des associations telles que la Société des agrégés de l’université et la Conférence des présidents d’associations de professeurs spécialistes.

Avant-hier, Luc Chatel a déclaré « ne pas souhaiter que le chef d’établissement évalue seul un enseignant », mais tenu ferme sur l’idée « de donner des responsabilités, ce n’est pas un gros mot, de management aux chefs d’établissement ». L’UNSA-Education dénonce ce « vertige managérial », et affirme que « le ministère compte, avec cette [réforme], réaliser des économies, ajoutant au blocage des salaires le blocage des carrières. »

La pétition intersyndicale en ligne demandant le retrait des textes du pro­jet de réforme a déjà recueilli plus de 66.000 signatures.