Le Snuep-FSU, syndicat de l’enseignement professionnel, tire la sonnette d’alarme. L’AEF indique ainsi que pour le syndicat, « les conséquences [de la masterisation] sur la formation et le recrutement des futurs professeurs de l’enseignement professionnel (PLP) sont catastrophiques ».

En effet, le nombre d’étudiants préparant les concours de recrutement de PLP a considérablement chuté cette année et certaines formations ont tout bonnement disparu. Le syndicat cite l’exemple de Nantes, où, faute de candidats, « il n’y a plus de formation en génie mécanique et génie civil ».

D’autres formations réunissent aujourd’hui si peu de candidats qu’elles risquent également à terme de disparaître.

Le Snuep-FSU interpelle donc le ministre de l’Education nationale Luc Chatel pour qu’il prenne des mesures d’urgence, faute de quoi, il n’y aura bientôt plus de professeurs en voie professionnelle.

Le syndicat demande aussi de susprendre l’exigence des certifications CLES (1) et C2i2e (2) pour la titularisation des PLP. Cette exigence décourage nombre de candidats à l’enseignement professionnel, qui n’ont pas la possibilité de préparer ces certifications au cours de leurs études. Une pétition a d’ailleurs été mise en ligne pour demander un moratoire de cinq ans sur cette exigence.

Enfin, dans sa lettre du 16 novembre dernier, le syndicat dénonçait le fait que « pour la première fois, certains concours PLP étaient ouverts alors que n’existait plus aucune préparation universitaire sur le territoire ». Le risque étant que bientôt les officines privées soient les « seules à proposer des préparations à certains concours ».