Interrogé sur France Inter à propos de son projet de réforme du dispositif d’évaluation des enseignants, Luc Chatel a signalé qu’il « affinait » actuellement ses propositions. Rappelant que le document qui avait fuité n’était qu' »un document de travail » et qu’il n’y avait pas encore « de décret sur l’évaluation », le ministre a indiqué avoir établi un « calendrier de discussions bilatérales » avec les organisations syndicales. Il devrait les rencontrer à nouveau « en janvier, pour voir où en sont les revendications des uns et des autres ». Un « accord de méthode » aurait d’ores et déjà été signé avec l’une de ces organisations. 

Conscient de la polémique soulevée par son intention de confier l’évaluation des enseignants aux chefs d’établissement, le ministre a expliqué qu’il était important qu’il y ait « un patron dans un lycée ou un collège ». Toutefois, « les chefs d’établissements ne seront pas seuls devant l’évaluation de leurs enseignants », a précisé Luc Chatel. Ils pourront « prendre avis auprès de techniciens, de spécialistes » comme les « corps d’inspection qui apprécient la pédagogie de l’enseignant dans la classe. »

Le ministre a défendu son projet en affirmant que si l’on voulait « améliorer le système éducatif dans son ensemble » il fallait améliorer « la performance individuelle, l’efficience ». « Ce n’est pas un gros mot !  » a-t-il affirmé, estimant que « l’immense majorité des enseignants » attendaient que « leur engagement personnel soit reconnu ».