De nombreux ministres étaient réunis pour décliner des propositions autour de Jean-François Copé sur l’éducation, la laïcité, la nationalité ou encore l’immigration. L’UMP avait déjà présenté le 22 novembre le volet économique et social de son projet. En matière d’éducation, le parti présidentiel souhaite « mettre en place une mesure qui interdit à tout élève d’entrer au collège sans savoir lire, écrire ou compter et prône un accompagnement personnalisé pour les écoliers en difficultés ». L’UMP préconise également « plus d’autonomie pour les directeurs d’écoles, de collèges et de lycées dans la gestion du budget » et du projet pédagogique, mais également plus de liberté vis-à-vis des enseignants en matière d’« évaluation, de recrutement et de remplacements temporaires ».

Autre mesure proposée : « une présence accrue des enseignants dans l’établissement sous forme de cours, d’accompagnement ou encore de tutorat, moyennant une meilleure rémunération, l’allongement de la durée de l’année scolaire et une réduction des vacances d’été ». En conséquence, l’UMP envisage un allègement de la journée de cours pour les élèves. Le parti plaide également pour une ouverture de l’apprentissage dès 14 ans et la fin du collège unique. « Pour que le collège soit une réussite pour chacun, nous souhaitons passer du collège unique au collège pour tous avec une plus grande personnalisation des parcours », ont expliqué les auteurs du projet. Tous les élèves de la sixième à la troisième seraient ainsi accueillis dans un même type d’établissement. Enfin, le parti présidentiel propose de « limiter le nombre d’enseignants en sixième et cinquième, pour faciliter la transition entre primaire et collège, et d’expérimenter des établissements organisés par classes (sixième-cinquième et quatrième-troisième) plutôt que par quartier, afin de casser les ghettos scolaires ».