Les organisations syndicales et associations ont accueilli prudemment les promesses de revalorisation dans l’éducation faites par Luc Chatel. Ce dernier a annoncé jeudi, lors d’une allocution au Salon de l’éducation, une « quinzaine de mesures de revalorisation, essentiellement indemnitaires ». Parmi elles, la hausse du salaire des enseignants débutants et l’augmentation de la part variable de l’indemnité de sujétion spéciale des directeurs d’école.

Pour la CGT-Educ’action, « une réelle revalorisation doit concerner l’ensemble des personnels ». Or, selon l’organisation syndicale, « le ministre a choisi d’opposer les personnels en ‘créant’ une ‘distinction’, la masterisation », et « refuse ainsi de prendre en compte l’expérience acquise des enseignants ».

Le Snalc-CSEN-Fgaf a estimé que la mesure « convaincra peut-être les étudiants de se présenter aux concours de recrutement de l’Éducation nationale », mais rendra « encore plus lente la progression salariale à partir du 4e échelon ».

En ce qui concerne l’indemnité de sujétion, le SE-Unsa a considéré que le geste n’était « pas de nature à répondre à l’exaspération des directeurs d’école ». C’est également l’avis du groupement de défense des idées des directeurs, qui a réclamé une « réglementation statutaire » permettant « de positionner clairement les choses » à propos de la mise en oeuvre de l’aide personnalisée.