En cas de victoire, François Hollande engagera une concertation avec les acteurs de l’éducation « dès l’été », afin d’aboutir à une loi de programmation « avant la fin de l’année ». C’est en tout cas ce que le candidat socialiste à l’élection présidentielle a déclaré hier, dimanche, à l’occasion d’une visite d’environ une heure trente au Salon de l’éducation.

François Hollande a souhaité que soit passé un nouveau « contrat avec l’école », sur la base de la confiance et en échange de « contreparties ». « Nous aurons d’abord à faire une évaluation, car nos résultats ne sont pas bons en matière scolaire », a-t-il expliqué. L’objectif sera ensuite « d’avoir des réformes qui feront que nous améliorerons encore le système éducatif et que nous aurons la meilleure organisation possible pour que les enseignants aient des pratiques pédagogiques et éducatives les meilleures»

Le député de Corrèze a également promis « un retour à la formation initiale et continue des enseignants » et réaffirmé son engagement de recréer 60.000 postes au cours du prochain quinquennat : des enseignants mais aussi du personnel d’encadrement pour la prévention des violences, la santé ou l’accueil des élèves handicapés. S’il considère que « les conditions [de la rentrée 2012], hélas, sont faites », François Hollande a tout de même fixé sa priorité : la lutte contre l’échec scolaire.

Vincent Peillon, chargé de l’éducation dans l’équipe de campagne, et Bruno Julliard, qui le seconde, ont programmé pour décembre une série de douze rendez-vous avec les principaux syndicats, les parents d’élèves et les organisations lycéennes. François Hollande les rencontrera lui-même à partir de janvier.