Dans La lettre de l’Education cette semaine, un article est consacré à cette étude, titré « Autonomie des universités : la France obtient un score médiocre ». L’EUA, association liée à la Commission européenne, a en effet mesuré quatre éléments : la gouvernance, l’autonomie financière, la gestion des ressources humaines et l’organisation de l’enseignement.

Si la France n’est pas très bien classée pour les trois premiers critères, elle est carrément dernière pour le quatrième (Source : lefigaro.fr 15/11), c’est-à-dire indique la Lettre, la « liberté de sélectionner les étudiants, de créer de nouveaux programmes ou de nouvelles disciplines ».

Après l’annonce de la mise sous tutelle de sept  universités qui n’arrivent pas à tenir leur budget, et les propos d’Olivier Sire, pré­sident de l’université de Bretagne-Sud, qui estime que face à ces situations de crise, « c’est à l’Etat, aujourd’hui, de faire face à ses enga­ge­ments pris lors du pas­sage à l’autonomie », il apparaît en tous cas que la mise en oeuvre de cette loi ne va pas de soi.