Interrogé par les Dernières nouvelles d’Alsace sur la poursuite des suppressions de postes évoquée par Luc Chatel il y a quelques jours, François Hollande a déclaré qu’il s’agissait d' »une provocation et en même temps, d’un aveu ». « Si Nicolas Sarkozy est réélu, les réductions de postes dans l’Éducation continueront ! » a prévenu le candidat socialiste, « personne ne pourra dire qu’il a été trompé ».

Très critiqué pour sa promesse de créer 60 000 postes d’enseignants en cas de victoire à la présidentielle 2012, François Hollande a assuré qu’il assumait « totalement cet engagement ». Considérant le prix de son projet, « 500 millions d’euros par an », il a estimé que Sarkozy lui faisait « une bien mauvaise querelle », vu le coût de sa proposition de créer 30 000 places de prison supplémentaires, « 3 milliards d’euros en investissement et 1 milliard en fonctionnement ». « Pourquoi serait-il plus responsable de dépenser de l’argent pour les prisons que pour l’école ? » a interrogé le candidat socialiste, qui considère « comme une grande cause nationale l’investissement dans la jeunesse ».