« Les universités ne peuvent plus accueillir dans des cursus uniques des étudiants de provenance et de niveaux très différents »

Le site du Céreq, Centre d’étude et de recherche sur les qualifications, vient de mettre en ligne des entretiens vidéos avec Yves Lichtenberger, professeur de sociologie à l'université de Paris-Est, ancien président du PRES Paris-Est et ancien directeur du Céreq. Dans ces entretiens, Yves Lichtenberger présente entre autres l’essai dont il est le co-auteur, "Faire réussir nos étudiants, faire progresser la France : propositions pour un sursaut vers la société de la connaissance". Tour d'horizon.

Yves Lichtenberger traite de trois sujets dans ces entretiens : son étude  (disponible en intégralité et sous forme de synthèse sur le site de Terra Nova) et les propositions qu’elle contient pour améliorer le premier cycle universitaire et lutter contre l’échec, la relation entre « orientation et sélection à l’entrée de l’université », enfin « la vocation des jeunes pour la recherche et les carrières scientifiques en France ».

Parmi les idées présentées dans son rapport, qui fait l’objet d’un des entretiens vidéos, on note la proposition de supprimer les cours magistraux et celle de créer des parcours différenciés, « les universités ne [pouvant] plus accueillir dans des cursus uniques des étudiants de provenance et de niveaux très différents ».

L’orientation est une coproduction

La politique d’orientation doit également être entièrement revue : elle « ne s’arrête pas à l’entrée à l’université : elle doit se poursuivre au moins jusqu’à la fin du L2 car l’étudiant doit pouvoir se réorienter en fonction du bilan concret qu’il tire de ses premiers semestres d’études […] ». Elle devra « désormais être une coproduction dans le cadre d’un partenariat incluant les acteurs classiques de l’orientation, les enseignants, les services publics de l’emploi, les collectivités territoriales, etc ».

42 heures d’enseignement pour les chercheurs

Le rapport préconise également de repenser le diplôme de master « comme un diplôme de haut niveau en deux ans avec une sélection à l’entrée (en M1) ».

Enfin, une réflexion est menée sur les statuts de chercheur et d’enseignant-chercheur. Afin de les uniformiser davantage, le rapport suggère « d’introduire une obligation d’enseignement minimal annuel pour les chercheurs, par exemple 42 heures annuelles, soit un tiers du service actuel des enseignants-chercheurs. »

Une université sans cours magistraux, aux parcours différenciés adaptés au profil de chacun, une orientation efficace construite sur le long terme et en partenariat, des chercheurs enseignant… quelques pistes utopistes ou réellement percutantes pour assurer la réussite de tous ?

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