Selon Michel Sapin, député PS et conseiller de François Hollande, la création de 60 000 postes dans l’éducation promise par le candidat sera « bien entendu […] compensée par des baisses de postes ailleurs ».

Interrogé hier à ce sujet sur i-Tele, le député a affirmé que l »‘idée était de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires », et même de « stabiliser la masse salariale de l’Etat ».

Le secrétaire d’Etat au logement Benoist Apparu a vivement critiqué cette déclaration, estimant que François Hollande « com­mençait par reve­nir sur son prin­ci­pal enga­ge­ment et sans nous pré­ci­ser d’ailleurs quels seront les 60.000 postes sup­pri­més ! ». Il a appelé le candidat socialiste à la présidentielle à « plus de clarté, de pré­ci­sion et sur­tout de constance ».

François Hollande avait promis de recréer, s’il était élu, les 60 000 postes d’enseignants supprimés depuis 2007.