Les leaders du mouvement étudiant chilien se sont rendus à Genève, Bruxelles et Paris afin d’obtenir le « sou­tien des dif­fé­rentes ins­ti­tu­tions euro­péennes pour une éduca­tion gra­tuite, publique et de qua­lité pour tous ». Ils souhaitaient attirer l’attention sur « la répres­sion vio­lente qui est menée contre le mou­ve­ment étudiant chilien ».

Les étudiants chiliens manifestent en effet depuis cinq mois pour réclamer « un changement radical des fondements [du système éducatif] » du pays, élaboré sous la dictature de Pinochet. Celui-ci favoriserait les inégalités sociales et obligerait les étudiants les moins fortunés à s’endetter pour poursuivre leurs études. Le gouvernement chilien a très durement réprimé ces manifestations, blessant plusieurs centaines d’étudiants.