Statut des enseignants : Daniel Robin (Snes-FSU) veut préserver « l’esprit des décrets de 1950 »

S'il ne s'oppose pas à une éventuelle réforme du statut des enseignants, Daniel Robin (Snes-FSU) souhaite "impérativement que l'esprit des décrets de 1950 soit maintenu".

Pour Daniel Robin, cosecrétaire général du Snes-FSU, la réforme du statut des enseignants n’est envisageable que si « l’esprit des décrets de 1950 » est préservé. Deux aspects en particulier ne peuvent être remis en cause selon lui : la définition hebdomadaire du service des enseignants et « le caractère disciplinaire » de l’enseignement. Daniel Robin condamne particulièrement la « bivalence », c’est à dire l’enseignement de deux matières différentes par le même professeur, un « non-sens absolu ». « Rompre le tandem ‘enseignant/discipline’ remet en cause la nature même du métier d’enseignant » estime-t-il.

L’évolution du statut des enseignants devrait porter, selon lui, sur le développement de « la concertation », du « travail interdisciplinaire », à l’image de ce qui se fait en Finlande : « trois heures de concertation pour réfléchir à une aide aux élèves plus efficace ». Daniel Robin se dit également favorable à une revalorisation financière : « les enseignants finlandais gagnent 30 % de plus que les enseignants français et leur temps de travail est inférieur », remarque-t-il.

Luc Chatel avait estimé que l’idée de réformer prochainement le statut des enseignants, inchangé depuis 1950, n’était « pas taboue », mais n’avait dévoilé aucun calendrier. « Il y a un temps pour cela », avait-il simplement déclaré.

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