La journée mondiale du refus de la misère, organisée ce lundi par le mouvement ATD Quart Monde, est plus particulièrement consacrée à la lutte contre l’échec scolaire. L’association rappelle en effet sur son site Internet que « misère et échec scolaire sont intimement liés ». Or, souligne ATD Quart Monde, « pour les parents qui ont une vie difficile, l’espoir mis dans l’école est d’autant plus grand qu’ils y voient le seul moyen pour leurs enfants de ne pas vivre ce qu’ils ont subi eux-mêmes ».

 En France, « près d’un enfant sur cinq sort du système éducatif sans qualification ». En outre, selon un récent rapport du Conseil économique social et environnemental (Cese), « les inégalités sociales continuent de peser fortement sur les parcours scolaires ». La fédération des centres sociaux, des associations de parents d’élèves, des syndicats d’enseignants organisent donc des débats dans les écoles, les mairies, les maisons de quartier…, « pour inventer une école sans exclus ».

 A Lyon, par exemple, des ateliers dans des écoles primaires, des collèges et des lycées, ainsi que des jeux vont aider à la prise de conscience des discriminations. A Rennes, le journal « Quelle école pour quelle société ? » est distribué dans différents lieux publics. A Reims, les représentants de l’Éducation nationale participent à quatre journées de travail pour « changer les représentations sur l’échec scolaire ». A Nancy, une émission de radio est réalisée en direct d’une école…

 Selon la dernière étude de l’Insee, la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 954 euros par mois, atteignait l’an dernier 13,5% de la population habitant en France métropolitaine. Quelque 8,2 millions de personnes étaient ainsi considérées comme pauvres, contre 7,8 millions en 2008.

 Des manifestations du même type sont également prévues au siège de l’ONU, à New-York ; à Ouagadougou, au Burkina Faso ; à Bangui, en Centrafrique ; au Canada…