Après un « rapport d’étape » en avril dernier, Jean-Michel Jolion, président du comité de suivi master, a remis hier à Laurent Wauquiez et Luc Chatel son rapport définitif sur « la masterisation de la formation initiale des enseignants ».

Dans son rapport, il appelle notamment à « trancher sur le rôle du concours ». Le concours pourrait être final (admissibilité en fin de M1) et « valider le caractère professionnel de la formation », ou initial (admissibilité en fin de licence) et ainsi « ouvrir sur une vraie formation professionnelle », car « enseigner est un métier », souligne Jean-Michel Jolion. Un stage en responsabilité devrait selon lui être « obligatoire en master » et « partie intégrante du concours de recrutement ».

Constatant qu’aucun projet de master en alternance n’est vraiment « abouti » à ce jour, il invite les ministères à poursuivre leur réflexion sur le sujet, rappelant que « l’alternance ne doit pas simplement être vue comme un moyen détourné de fournir une rémunération à des jeunes et/ou de constituer un vivier de vacataires ‘stabilisés’. » Enfin, il s’interroge sur la nécessité de maintenir l’agrégation, estimant que « l’existence d’un concours spécifique doit se justifier par l’existence d’un métier spécifique ».