L’équipe de chercheurs qui a réalisé cette étude a soumis un groupe de volontaires à un petit exercice : ils devaient reproduire le plus vite possible sur un clavier d’ordinateur une séquence de touches. A chaque fois que le participant réussissait, il avait droit à une récompense en argent, de 10 centimes ou de 10 euros. Il savait qu’il avait droit à une récompense avant de faire son exercice, mais il ne connaissait le montant que juste avant de faire son exercice.

Ceux à qui était promis le montant de 10 euros avaient un apprentissage beaucoup plus rapide que les autres.

Pour les chercheurs, « ces travaux apportent donc la preuve scientifique que les récompenses monétaires améliorent l’apprentissage moteur chez l’homme ».

Cette théorie s’applique bien évidemment à l’école. Comme on peut le lire dans un entretien de Mathias Pessiglione, accordé à lexpress.fr, en septembre dernier : il évoque ainsi la motivation par incitation, où la récompense est annoncée à l’avance, et la motivation par renforcement, celle de la récompense après.

Dans le cadre éducatif, la motivation par incitation est par exemple celle des mentions au bac, qui crée une émulation lorsqu’on passe son examen, et celle par renforcement, une récompense après coup, financière ou par parole (éloges, félicitations etc).

Un bon système éducatif comprendrait-il alors des notes et des mentions pour stimuler la motivation par incitation, et des félicitations nombreuses pour activer la motivation par renforcement ? Un savant dosage qui n’est pas des plus évidents…