Journée d’action du 11 octobre : les revendications dans l’éducation

Les syndicats enseignants et les organisations étudiantes appellent à la mobilisation aujourd'hui, pour protester contre les coupes budgétaires et les conditions de rentrée.

La CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU et Solidaires organisent aujourd’hui une « journée nationale d’action interprofessionnelle » contre les mesures d’austérité du gouvernement. Le ministère de l’Education nationale prévoyait hier 2,45% d’enseignants grévistes dans le premier degré.

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, appelle notamment les ensei­gnants à se mobi­li­ser pour dénoncer la sup­pres­sion prévue en 2012 de 14.000 postes dans l’Education natio­nale, dont 5.700 dans les écoles pri­maires publiques. Ces coupes bud­gé­taires, qui toucheraient en priorité les postes de Rased (enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire), d’intervenants langues et d’ensei­gnants rem­pla­çants, conduisent selon le syndicat « l’école dans une impasse ».

Outre les syndicats enseignants, les organisations étudiantes et lycéennes appellent elles aussi à des actions. L’Unef, au côté de la mutuelle étudiante LMDE, invite les étudiants à « défendre leur droit à la santé ». L’alourdissement de la taxation des complémentaires santé, inscrite au projet de budget 2012, devrait rapporter à l’Etat jusqu’à 1,1 milliard d’euros par an. Mais cette mesure perçue comme un « véritable impôt sur la santé » pourrait pousser davantage d’étudiants à renoncer à se soigner, alors que 34% d’entre eux y sont déjà contraints.

De son côté, l’Union nationale lycéenne (UNL) rapporte qu’une quin­zaine d’établissements de Paris pourraient être bloqués, pour pro­tes­ter contre des condi­tions de ren­trée « catastrophiques ». « Les effec­tifs dans les classes explosent », observe Victor Colombani, pré­sident de l’UNL, qui cite en exemple une classe de ter­mi­nale ES où les élèves sont « 70 dans un réfec­toire pour suivre les cours de science écono­mique et sociale, alors que le coef­fi­cient est de 7 au bac ». Il critique aussi « la réforme de la for­ma­tion » des enseignants, car « les ensei­gnants ont du mal à faire leur métier et à tenir leur classe ».

La fédération de parents d’élèves FCPE dénonce également les conditions de rentrée, annonçant hier que « 4.140 demi-journées [de cours] ont déjà été signa­lées par les parents d’élèves comme (…) non rem­pla­cées ». Le gouvernement comptant « supprimer encore 1.077 postes de remplaçants au budget 2012 de l’Education nationale », la fédération « appelle les députés et les sénateurs (…) à refuser les suppressions des postes de remplaçants au budget 2012 et faire rétablir ceux déjà supprimés ».

Source(s) :
  • AFP, AEF, snuipp.fr, unef.fr, unl-fr.org, fcpe.asso.fr, 20minutes.fr

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