La fédération syndicale Fnec-FP-FO, reçue à sa demande mardi dernier par la DGRH de l’Education nationale pour obtenir des informations sur les projets d’évaluation des enseignants, indique que «  la notation des enseignants serait supprimée dès 2012-2013. » Elle serait remplacée « par un rapport d’évaluation rédigé par l’IEN pour le premier degré et par le chef d’établissement pour le second degré », renouvelé tous les deux ou trois ans.

Ce rapport, envisagé par le ministère comme un « compte-rendu partagé », serait précédé d’une auto-évaluation écrite par l’enseignant, puis d’un entretien professionnel. Le rapport comprendrait quatre critères : « la progression disciplinaire de la classe », « la progression disciplinaire de chaque élève », « la participation au travail en équipe et l’investissement dans le projet d’établissement » et « l’amélioration du climat scolaire à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement ».

Dans le secondaire, « les professeurs ne recevront plus la visite de l’inspecteur pour évaluer leurs compétences disciplinaires », souligne la Fnec-FP-FO. « L’ensemble de l’évaluation reposerait sur l’entretien avec l’IEN et/ou le chef d’établissement », qui formuleraient ensuite un avis sur la progression de carrière de l’enseignant. Cette modification radicale des règles d’avancement d’échelon entraînerait la disparition de la grille d’évaluation nationale. « En cas de désaccord sur l’évaluation, l’enseignant bénéficierait d’une procédure d’appel », note toutefois la fédération.

L’ensemble du dispositif est sévèrement critiqué par la Fnec-FP-FO, estimant qu’il menace « le statut
national et l’ensemble des garanties collectives qui lui sont associées »
, telles qu’« égalité de droit, protection contre l’arbitraire, déroulement de carrière, liberté pédagogique individuelle, obligations de service définies nationalement en heures d’enseignement, qualification disciplinaire ».