Les enseignants ont massivement répondu à l’appel des syndicats à défiler contre les suppressions de postes ce 27 septembre : les manifestations ont rassemblé 110 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur et plus de 165 000 selon la FSU et Unsa Education. L’adjoint au secrétaire général de l’enseignement catholique Claude Berruer a également signalé sur Europe 1 un « suivi important » de la grève dans l’enseignement privé sous contrat.

Martine Aubry, candidate à la primaire PS, a défilé aux côtés des manifestants du cortège parisien pour dénoncer « l’acharnement » de la droite à « casser l’école ». Sur la question du nombre de postes à recréer dans l’éducation, la candidate a ironisé : « Je ne m’appelle pas Nicolas Sarkozy, je ne décide pas d’en haut ce qu’il faut supprimer ou ce qu’il faut remettre ! ».

Le président a en effet estimé hier que le mouvement de grève des enseignants était « nor­mal dans une démocratie ». Il a d’ailleurs déclaré lors de la visite d’une usine de bio-carburants dans l’Oise que son « devoir de chef d’Etat » était d’abord « de pen­ser aux ouvriers, aux sala­riés et aux cadres qui […] ont besoin du sou­tien de l’Etat plutôt qu’aux fonctionnaires qui ont un travail difficile mais des statuts qui les protègent ».

De son côté, Luc Chatel a minimisé l’importance de la mobilisation. Selon le ministre de l’Education nationale, interrogé lors de la séance de questions au gouvernement du 27 septembre, elle « est inférieure à celle de l’année dernière à la même époque ». Luc Chatel a ensuite précisé sur France Info qu’il ne « remplacerait pas la moitié des enseignants qui sont partis à la retraite », confirmant ainsi la suppression de 14 000 postes à la rentrée 2012.