Les organisations syndicales prévoient une mobilisation particulièrement importante des enseignants lors de la grève nationale contre les suppressions de postes programmée ce mardi. Selon le Snuipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, 54 % des professeurs des écoles se joindront au mouvement. Pour le ministère de l’Education nationale, en revanche, ce chiffre ne dépassera pas 20,5 %. En effet, d’après Luc Chatel, cité par Le Parisien, « une grève dans l’éducation fin septembre, ce n’est pas révolutionnaire ». S’il estime que la grève répond à une « reven­di­ca­tion légi­time », le ministre se dit serein. « A la même période l’année der­nière, il y avait déjà eu deux mou­ve­ments de grève », a-t-il dédramatisé le 18 décembre sur France 3.

Les principaux syndicats du premier et second degré de l’enseignement public appellent à manifester ce mardi contre les 16 000 suppressions de postes dans l’éducation à la rentrée 2011 et la poursuite du non-remplacement d’un enseignant sur deux en 2012. Pour le Snuipp-FSU, « la poli­tique du non rem­pla­ce­ment d’un ensei­gnant sur deux par­tant à la retraite […] conduit à creu­ser des inéga­li­tés sco­laires déjà for­te­ment ancrées dans notre pays ». En conséquence, le syndicat demande « son arrêt» ainsi qu’un « plan de rat­tra­page » de postes.

La FCPE appelle également à manifester ce mardi pour dénoncer « la dégra­da­tion des condi­tions de sco­la­ri­sa­tion des élèves », « la baisse du taux de sco­la­ri­sa­tion en mater­nelle » et « l’absence de viviers de rem­pla­çants dans de nom­breuses dis­ci­plines et même en primaire ». Elle réclame le rétablissement « des postes néces­saires à la réus­site de la ren­trée et de l’année sco­laire », dans une pétition déjà signée par plus de 75 000 personnes.

Fait historique, les syndicats du privé se joignent au mouvement de l’enseignement public. Ils revendiquent, dans un communiqué commun, « zéro retrait d’emploi pour la ren­trée 2012 » et appellent « tous les per­son­nels des établis­se­ments d’enseignement pri­vés à défendre leur ave­nir en par­ti­ci­pant à la jour­née » de grève du 27 septembre.