Selon la secrétaire générale du SNMSU-Unsa Corinne Vaillant, le nombre de postes de médecins scolaires vacants aurait doublé en un an. Elle a dénoncé jeudi la dégradation des conditions de travail inhérente à cette aggravation de la pénurie : alors qu’un médecin scolaire suit « normalement un maximum de 3 000 élèves dans les ZEP et de 5 000 élèves dans les établissements classiques », dans certains départements ce nombre atteindrait « 10 000 voire 12 000 élèves ».

Selon Corinne Vaillant, « il n’y a plus de vivier de médecins scolaires », ceux-ci privilégiant « d’autres carrières, plus valorisées et moins difficiles ». Il y a quelques jours, la FCPE avait réclamé une aide humanitaire à l’ONU pour pallier le manque de médecins scolaires en Seine-St-Denis, où un médecin doit parfois prendre en charge plus de 15 000 élèves.