Dans notre civilisation, la « rapidité est synonyme d’excellence » explique Joan Domènech Francesch (Grandir autrement mai-juin 2011). Au contraire, la lenteur est perçue comme un élément extrêmement négatif, voire exaspérant.

Cependant, des voix s’élèvent pour dénoncer le rythme frénétique que nous impose la société de consommation, rythme qui touche aussi les enfants, dont les activités se multiplient de façon insensée.

Jean-Louis Servan-Schreiber nous expliquait ainsi, à l’occasion de la sortie de son livre « Trop vite », que le culte de la vitesse et du court-termisme avait envahi toute notre existence. Mais que cette vitesse n’était pas la temporalité de l’acquisition du savoir et que la « priorité pour les enseignants, c’était donc d’apprendre aux élèves la capacité d’attendre et de mûrir une question, quelle que soit la discipline ».

Hartmut Rosa dénonçait aussi dans son livre « Accélération » (éditions de la Découverte 2010) cette invasion de la vitesse dans les sociétés modernes.

Rompre avec les pratiques actuelles

Dans « Eloge de l’éducation lente » , Joan Domènech Francesch propose un apprentissage fondé sur le rythme de chacun, des programmes moins lourds, des temps de discussion plus longs…

Il propose dans son ouvrage 50 pistes concrètes, directement applicables pour mettre en œuvre ces principes.

A noter, son ouvrage a été salué par Jean-Louis Servan-Schreiber, Edgar Morin, Philippe Meirieu…

Se hâter pour apprendre, savoir, mémoriser avec angoisse des milliers de connaissances n’a plus lieu d’être. Ou alors, pour reprendre le très bel oxymore de Boileau,  « il faut se hâter lentement »…