Lors de la présentation du rapport « Regards sur l’Education 2011« , Éric Charbonnier, analyste à l’OCDE, a pointé du doigt la situation « alarmante » de la France concernant la faible rémunération de ses enseignants et en a dénoncé l’impact sur « l’attractivité du métier d’enseignant ».

La France est en effet l’un des seuls pays de l’OCDE dans lequel le salaire des enseignants n’a pas augmenté depuis 1995. Pire, alors que « le salaire des enseignants a augmenté, en valeur réelle, dans la plupart des pays dont les données sont disponibles entre 1995 et 2009 », en France, il a subi une baisse en valeur réelle.

De plus, selon les indicateurs de l’OCDE, le salaire statutaire des professeurs français reste inférieur à la moyenne de l’OCDE : en 2009, dans le primaire, il est de 17 643 euros annuels pour un enseignant français débutant sa carrière, contre 21 874 en moyenne dans les pays membres. Même constat dans le premier cycle du secondaire : un enseignant en début de carrière touche 20 043 euros annuels contre 23 269 en moyenne dans les pays de l’OCDE.

A titre de comparaison, en Allemagne, un enseignant en début de carrière touche 34 131 euros annuels dans le primaire et 37 510 euros dans le secondaire.

Le rapport a également révélé que les enseignants français travaillent 35 semaines par an, contre 38 semaines en moyenne dans les pays de l’OCDE.