Grève du 27 : le privé rejoint la lutte

Cinq syndicats de l'enseignement privé ont rejoint l'appel à la grève intersyndicale du 27 septembre, pour protester contre les suppressions de postes.

Fait historique, cinq syndicats de l’enseignement privé ont appelé à la grève aux côtés des syndicats du public le 27 septembre prochain. Selon un com­mu­ni­qué publié jeudi 8 septembre, la Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclament « zéro retrait d’emploi pour la ren­trée 2012 » et appellent « tous les per­son­nels des établis­se­ments d’enseignement pri­vés à défendre leur ave­nir en par­ti­ci­pant à la jour­née » d’actions.

« Les souhaits que nous avons ne sont pas spécifiques à l’enseignement privé mais bien ceux qui préoccupent nos collègues du public : (…) l’Education nationale est mise à mal depuis quelques années par le gouvernement, dont la conséquence est qu’il n’y a plus de priorité accordée à l’éducation », note Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT.

L’enseignement privé a perdu cette année 1.433 postes d’enseignants (environ 9% du total des suppressions de postes dans l’Education nationale), alors que 63.400 élèves de plus étaient attendus pour la rentrée, selon les estimations du Secrétariat général de l’enseignement catholique. Depuis 2008, ce sont plus de 5.000 emplois qui ont été supprimés dans l’enseignement privé sous contrat avec l’Etat, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Ces suppressions de postes ont des conséquences « désastreuses », déplorent les fédérations. Elles soulignent que « l’offre de formation se réduit » suite aux fermetures de classes et d’établissements, tout particulièrement en milieu rural, que « les conditions de travail se dégradent pour les élèves et le personnel », et que « la prise en charge des élèves les plus en difficulté ou en situation de handicap devient impossible ».

Les 1.350 suppressions d’emplois envisagées pour l’année prochaine rendront la rentrée 2012 « impos­sible », selon des res­pon­sables de l’enseignement catholique en Bretagne, si elles ne s’accompagnent pas de mesures telle que la réduc­tion d’horaires en col­lège. Ils proposent la suppression d’une demi-heure ou d’une heure de cours par semaine, rappelant que la France est « le pays euro­péen où il y a le plus d’heures de cours en col­lège ».

Les établissements privés scolarisent plus de deux millions d’élèves (17% des effectifs) et emploient actuellement 139.525 enseignants.

Source(s) :
  • AFP, leFigaro.fr, FranceSoir.fr, laDepeche.fr, Humanite.fr, rgpp.gouv.fr

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