Y aurait-il trop de femmes dans l’enseignement ? Une source appartenant à « l’entourage du chef de l’Etat », citée par le Figaro, aurait avancé qu’il y avait « trop de femmes enseignantes » et que « davantage d’équilibre » sur ce point était souhaitable. Selon le site du quotidien, des proches du président auraient exprimé la volonté de réformer le métier pour mettre un frein à sa féminisation. Ils s’appuieraient sur un rapport remis en 2008, qui préconisait d' »éviter une féminisation totale » de la profession pour ne pas donner « une représentation partielle de la société aux élèves ».  Dans un contexte délicat où le statut des enseignants pourrait bien être remis en question, l’affaire a provoqué un début de polémique.

D’après la source du Figaro, les femmes se dirigeraient vers l’enseignement « pour des raisons d’équilibre de vie » et prendraient « beaucoup de mi-temps ». « En offrant un salaire de cadre, nous espérons attirer davantage d’hommes », aurait conclu la source. « Nous voulons des professeurs investis à 100%, mieux payés mais plus présents dans les écoles. »

Interrogé à ce sujet sur Europe 1, Luc Chatel a tenté de désamorcer la polémique en affirmant qu’il était « totalement en désaccord » avec ces propos. « L’entourage du président de la République, je ne connais pas. Et il n’y a qu’une personne habilitée à s’exprimer sur l’éducation nationale et ce n’est pas le président, c’est le ministre chargé de l’éducation. »

« Non, je ne consi­dère pas qu’il y a trop de femmes dans l’enseignement, a conclu Chatel. Et il y a beaucoup d’autres sujets plus importants à l’Education nationale que celui-ci » .