Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, doit se rendre ce matin au lycée Louis-Le-Grand, pour saluer l’ouverture d’une section technologique dans le prestigieux établissement parisien. Outre Louis-le-Grand, trois autres lycées parisiens réputés lancent une filière technologique Sciences et technologie de l’industrie et du développement durable (STI2D, ex-STI) : Janson-de-Sailly, Chaptal et Henri-IV.

Patrick Gérard, recteur de l’académie de Paris, avait demandé l’an passé à ces quatre lycées d’ouvrir des classes technologiques de première et terminale, afin de donner une meilleure image à ces filières souvent décriées. Joël Valat, proviseur de Louis-le-Grand, n’avait pas hésité : « Notre ouverture internationale et les modèles étrangers nous ont convaincus qu’il s’agissait d’un plus et non d’un service que nous rendons ! », avait-il affirmé en avril dernier.

Les parents d’élèves et les enseignants ont parfois craint que l’ouverture de ces filières ne ternissent la réputation de ces établissements élitistes. Mais le risque est minime, puisque, comme pour les filières générales, ces classes auront un recrutement sélectif. Certains parents sont au contraire rassurés par l’ouverture de ces classes, qui éviteront aux élèves de devoir changer d’établissement s’ils optent pour la voie technologique.

Le ministre y voit une « avancée considérable ». « Certains de mes prédécesseurs avaient coutume de dire que l’Éducation nationale changerait quand le lycée Louis-le-Grand changerait », a-t-il remarqué lors de sa conférence de presse de rentrée. Selon des chiffres provisoires du ministère, cette année « 5,4% des lycéens sont inscrits en STI2D, soit 30.000 élèves ». Les effectifs « se maintiennent, voire sont en légère augmentation », après la perte d’« environ 20% d’élèves en l’espace de dix ans » en filière STI.