Depuis qu’un sondage BVA a révélé que l’éducation constituait le sujet majeur de préoccupation des Français en 2011, l’école est devenue l’un des thèmes principaux des futures campagnes présidentielles.

La réforme du statut des enseignants, grand enjeu pour 2012, divise les politiques. Si Nicolas Sarkozy affiche clairement sa volonté de rouvrir le dossier, en redéfinissant notamment le temps de présence obligatoire des enseignants dans les établissements, la gauche est plus réticente. Conscients du caractère sensible du sujet, les candidats socialistes ne s’en sont pas emparé.

Autre grand chantier pour l’éducation en 2012, la réforme des rythmes scolaires. Si la gauche et la droite s’accordent sur la nécessité de repenser la semaine de quatre jours, leurs préconisations diffèrent. Martine Aubry envisage d’instaurer une semaine de cinq jours, alors qu’un rapport remis à Luc Chatel il y a quelques mois propose plutôt de revenir à la semaine de quatre jours et demi.

Quant aux suppressions de postes, si Ségolène Royal et Martine Aubry expriment leur volonté d’y mettre fin en cas de victoire aux présidentielles, Luc Chatel affirme que « ceux qui disent aujourd’hui […] qu’ils recréeront des postes dans l’Éducation nationale en 2012 mentent ».