C’est aujourd’hui la rentrée pour 12 millions d’élèves, de la maternelle au lycée. Pas moins de 6,7 millions d’écoliers, 3,3 millions de collégiens et 2,1 millions de lycéens reprennent les cours ce matin, auprès de quelque 840.000 professeurs.

Cette rentrée apporte comme chaque année son lot de nouveautés. En primaire, les leçons de morale font leur retour. Au collège, des évaluations nationales sont instaurées en cinquième. Le Dima (dispositif d’initiation aux métiers en alternance) met en place un pré-apprentissage à partir de 15 ans. La réforme du lycée s’applique à la classe de première, instaurant un tronc commun de 15 heures par semaine pour les trois filières générales (L, S, ES).

Mais cette nouvelle année scolaire est avant tout marquée par les restrictions budgétaires, avec près de 16.000 postes d’enseignants supprimés et des dotations d’établissements en baisse. Les suppressions de postes s’élèvent à 8.967 dans les écoles, et à 4.800 dans les col­lèges et lycées publics. Dans le même temps, les effectifs augmentent : entre 40.000 (ministère) et 80.000 (syndicats) élèves de plus sont atten­dus à l’école, au collège et au lycée.

Les syndicats d’enseignants dénoncent une dégradation des conditions d’exercice, avec notamment « la pour­suite de la liqui­da­tion de la for­ma­tion des ensei­gnants » (SE-Unsa) et une école pri­maire où, avec 1.500 classes sup­pri­mées, il y a « par effet méca­nique, plus d’élèves par classe » (SNUipp-FSU). Luc Chatel se veut quant à lui rassurant. Le ministre de l’Education nationale affirme que la rentrée « va bien se passer » et que « chaque enfant aura ce matin un ensei­gnant ».