Alors que le débat se poursuit sur une éventuellement modification du décret de 1950 sur les obli­ga­tions horaires des pro­fes­seurs de col­lèges et lycées, Bernadette Groison, secré­taire géné­rale de la FSU, a demandé la mise en place d' »objectifs pédagogiques » avant toute remise en cause du décret. « Il faut par­tir des (…) évolu­tions qu’on vou­drait voir mises en oeuvre, donc d’abord fixer des objec­tifs, puis voir s’il faut modi­fier pour cela le décret », a-t-elle déclaré hier à l’AFP.

Selon ce décret, un pro­fes­seur doit assu­rer 15h (agrégés) ou 18h de cours hebdomadaires. Nicolas Sarkozy sou­hai­te­rait le réformer pour y inclure notamment la pré­sence dans les établis­se­ments, du sou­tien ou de la concer­ta­tion péda­go­gique. Les candidats à la primaire socialiste Martine Aubry, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg sont également favorables à un débat sur le statut des enseignants.

La Société des agrégés a exprimé hier son indignation sur le sujet, rappelant que « selon les chiffres publiés par le ministère (…) lui-même, les enseignants effec­tuent bien plus de 35 heures par semaine ».