Dans un article du 19 août, Slate.fr s’interroge : les langues fictives créées pour le cinéma ou la littérature peuvent-elles être considérées comme des langues vivantes ?

Du Klingon (Star Trek) au Sindarin (Le Seigneur des anneaux) en passant par le Dothraki (Game of Thrones) et le Na’vi (Avatar), les oeuvres de fiction incorporent en effet de nombreuses langues inventées de toutes pièces par des linguistes. Ces langues ont aujourd’hui quitté le cadre exigu de leurs oeuvres d’origine, et des communautés de fans se chargent de les étoffer et de les pratiquer au quotidien. Le phénomène est loin d’être mineur : il existe par exemple une version officielle de Google en Klingon !

Un vocabulaire trop pauvre

Toutefois, ces langues sont peu adaptées à un usage quotidien. Le problème réside notamment dans la pauvreté du lexique existant. Les vocabulaires sindarin ou dothraki sont par exemple estimés à moins de 2.000 mots, ce qui est très éloigné des 10.000 mots nécessaires pour parler couramment une langue vivante. Par ailleurs, ces mots sont trop souvent rattachés à un univers spécifique : savoir comment dire « nain » ou « elfe » en Sindarin est relativement peu utile dans la vie de tous les jours.

C’est pourquoi ces langages sont à considérer plutôt comme un moyen pour les fans d’une oeuvre d’affirmer leur passion, que comme de véritables langues vivantes. De nombreux sites, relevés par l’APLV, permettent toutefois l’apprentissage en autonomie de ces étranges languages :

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Vidéo : une introduction au Dothraki (en anglais)