« Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme ministre de l’Education ? » C’est la question que s’est posée Paris Match ce mercredi. Le magazine rappelle que « dans le premier degré, 80 % des enseignants sont des femmes ; dans le second, 60 %. » Et pourtant, il n’y a toujours pas eu de femme au 110 rue de Grenelle. Patrick Gonthier, secrétaire général de l’Unsa-Education, déplore ce « retard français », à l’heure où ce portefeuille est détenu par une ministre dans de nombreux pays d’Europe.

L’historien de l’éducation Claude Leliève note que peu de femmes ont dû correspondre aux deux profils majoritaires de ce poste : d’une part, « des spécialistes, très proches du président ou du Premier ministre » (Haby, Allègre, Ferry, Darcos…), et d’autre part, « des leaders de la majorité, à forte notoriété, chargés de gérer sans accident une maison très délicate » (Fontanet, Monory, Savary, Chevènement, Jospin, Bayrou, Fillon…).