Pascal Chardome, du syndicat belge CGSP-Enseignement, s’exprimait ainsi sur le  JT RTL-TVI le 25 juillet dernier : « On a de plus en plus de jeunes enseignants […] qui désertent le métier avant de l’avoir exercé durant cinq ans… et on a aussi 1 enseignant sur 3 qui souhaite le quitter prématurément parce qu’il est usé, physiquement ou psychologiquement. »

Outre cette citation, Enseignons.be indique que le manque d’effectifs se fait particulièrement ressentir dans les secteurs suivants : anglais, néerlandais, maths, sciences, français, et avant tout à l’école maternelle et élémentaire. Mais comme le métier n’attire plus, les écoles de formation d’enseignants, même les plus cotées, ne font pas le plein et les postes restent vacants.

Départs anticipés et pré-retraites

Toujours sur le même site et sur le même sujet, un chiffre se trouve au cœur d’un autre article : « 40%. Ces fameux 40% de jeunes professeurs qui arrêtent leur métier au cours des 5 premières années. » Comment expliquer un tel malaise ? En cause, trois raisons : »La pénibilité du travail », « le salaire peu gratifiant », « l’absence de reconnaissance et le mépris de l’administration. » A côté de ces départ précoces s’ajoutent les nombreux départs en préretraite.

La situation n’est pas récente : depuis 2004 en effet, la profession est fortement touchée par la pénurie. A ce jour, aucune solution réellement efficace n’a été trouvée pour attirer et retenir les candidats.