Le français Pierre André Chiappori, professeur à l’université de Colombia et auteur du rapport « Réforme de l’enseignement supérieur : quelle place pour les entreprises ? » pour l’Institut de l’entreprise, propose de faire payer des frais d’inscriptions plus élevés aux étudiants aisés. En effet, selon Pierre André Chiappori, les facultés ne pourront se passer longtemps d’un « effort accru aux financements privés » puisque l’accès quasi-gratuit aux études universitaires prive les établissements d’une source de financement non négligeable.

« Le budget d’une université française, par étudiant et par an, est de l’ordre de 10.000 euros alors qu’il s’élève à 150.000 ou 200.000 dollars pour les grandes universités américaines » explique Pierre André Chiappori. Il préconise donc « un système dans lequel les étudiants venant de classes favorisées payent des droits d’inscriptions […] qui pourraient se monter à 3.000, 5.000 ou peut-être même 10.000 euros par an » et des ‘inscriptions gratuites » pour les « étudiants provenant des classes défavorisées ».