Une évolution historique, que le ministère de l’Education nationale explique par la très forte progression du nombre de bacheliers professionnels : ils représentent cette année « 27,3 % des bacheliers, soit 5,2 points de plus qu’en 2010 ». Le ministère lie cette évolution positive à la réforme du bac pro en 3 ans.

Ces excellents résultats ne doivent cependant pas cacher une autre réalité. Dans un article de l’édition du 13 juillet, Le Monde cite les propos d’Antoine Prost, historien de l’éducation :  ‘Tous les élèves de terminale finissent par avoir le bac. Ceux qui le ratent la première fois l’ont au bout de deux ou trois fois ». Pour le spécialiste, « il sera difficile d’aller plus loin, car il y a toujours cette proportion d’élèves qui échouent et à laquelle on n’est pas capable de répondre ».

« L’obtention du bac est totalement inutile »

Par ailleurs, comme le notait Jean-Paul Brighelli le 23 juin sur lexpress.fr dans un article intitulé « Le bac ne représente déjà plus rien », « 40% des recrutements des élèves dans l’enseignement supérieur s’effectuent avant le bac ! Entre les classes prépas, les études de médecines, les BTS, qui tous sélectionnent leurs étudiants sur dossier, le bac n’est plus qu’une formalité ». Et d’ajouter que « même les universités ouvrent désormais des filières d’élite », comme c’est le cas à Paris II.

Les enthousiasmes doivent donc être modérés. Pour Jean-Paul Brighelli en tous cas, l’obtention du bac est « totalement inutile », et « ce diplôme ne sanctionne plus rien, étant donné l’état de méconnaissance dans lequel se trouvent les élèves de terminale aujourd’hui ».