Les retombées de la fuite des sujets de maths du bac S ne sont pas terminées. D’après l’association lycéenne AEVL, des étudiants auraient été recalés malgré les recommandations de la Dgesco concernant l’abaissement des seuils d’accès au rattrapage pour les candidats au bac S. Le ministère avait en effet appelé les correcteurs à l’indulgence après l’annulation de l’exercice qui avait fuité sur Internet.

Un accès à l’oral possible à partir de 7/20

Dans une note datée du 22 juin, la Dgesco rappelait aux jurys qu’afin de « ne pénaliser aucun candidat, une attention particulière sera portée, lors des délibérations, à ceux dont la moyenne générale est à un point d’un des seuils décisifs tels que : admission à l’oral (entre 7 et 8), obtention au premier tour (entre 9 et 10), mentions (respectivement entre 11 et 12, entre 13 et 14, entre 15 et 16) ».

Pourtant, un communiqué de l’AEVL dénonce la non-prise en compte de ces consignes dans les décisions « pour le moins injustes » de certains présidents de jury.

« Non-respect des consignes »

En effet, certains étudiants auraient été « recalés avec des moyennes proches de 8/20, qui devraient normalement aux termes des déclarations ministérielles garantir l’accès aux épreuves du second groupe ». D’après Jordan Boissière, secrétaire général de l’AEVL, interrogé par l’AEF, « ces élèves ont parfois obtenu 7,95 de moyenne. En temps normal, le rattrapage est accessible à 8/20 et cette année, la circulaire du ministère l’a rabaissé d’un point. Ces élèves auraient donc dû aller au rattrapage ».

L’association a exprimé son soutien aux candidats pénalisés et a fait savoir qu’elle « veillera à défendre les lycéens face à une administration parfois irrespectueuse de ces derniers ».