Lemonde.fr education propose une petite synthèse des couacs aux examens marquants depuis le début de l’année 2011. Ils sont légion ! Le bac S et le BTS Négociation et relation client (NRC) font bien sûr la Une des médias actuellement, mais ils furent précédés de faits notables.

L’erreur concernant l’épreuve d’histoire médiévale de l’agrégation d’histoire en avril reste dans toutes les mémoires, mais le concours de professeur des écoles, les évaluations de CM2, le concours d’internat de médecine… n’ont pas été épargnés non plus.

Pour Maryline Baumard, responsable du service éducation du Monde, le problème des fuites au bac cette année est symptomatique : il indique que, de manière générale, « le système du diplôme massif [montre] ses limites. »

Utiliser autrement l’argent dépensé pour le bac

« Plus de 600 000 candidats à évaluer en deux semaines, 5,4 millions d’euros dépensés, est-ce bien efficace ? Ne peut-on pas utiliser autrement cet argent ? » demande-t-elle ainsi.

Le 15 juin dernier, à la veille des premières épreuves, Olivier Rollot, journaliste au Monde également, posait sur son blog la question suivante : « le bac sert-il encore à quelque chose ? ».

La mention au bac en tous cas semble s’être un peu vidée de sa signification : Olivier Rollot indique qu’aujourd’hui « près de 50 % des élèves des séries générales obtiennent une mention (contre 35% en bac techno et 46% en pro). »

« La grande fiction de l’égalité »

Quant au Nouvel Obs, il titrait le 24 juin dernier,  « le bac, les Français et la grande fiction de l’égalité ». Véronique Radier, qui signe l’article, dénonce le fait que le bac, « une mascarade », coûteuse de surcroît, donne l’illusion de l’égalité dans une société qui n’a jamais été aussi inégalitaire. Il est donc important de préserver les apparences, car « il est le garant de notre sacro-saint principe de l’égalité républicaine ».

Et de citer Georges Solaux, chercheur en sciences de l’éducation : « Les copies anonymes, les sujets nationaux et l’égalité apparente de traitements entre les candidats entretiennent l’illusion quand les inégalités n’ont jamais été aussi importantes ».

Mediapart enfin signale que le scandale de la fraude au bac pourrait bien servir de prétexte pour une réforme de fond du diplôme où le contrôle continu commencerait à prendre une certaine place…

Au-delà des problèmes de fraude et d’erreurs d’énoncés, il n’est peut-être pas vain de songer à apporter quelques retouches « au système du diplôme massif » dans son ensemble. Oui, mais de quelle manière ? La solution n’est à ce jour pas encore trouvée.