« On doit lutter contre la fraude, on doit être intransigeant, implacable ». Invité hier soir, dimanche, du 20 heures de TF1, Luc Chatel a annoncé qu’il ferait d’ici fin juillet des « propositions d’amélioration de la sécurisation du baccalauréat. » « Nous allons revoir l’ensemble du ‘process’ parce que nous devons nous adapter aux nouvelles technologies », a ajouté le ministre de l’Éducation, sans toutefois donner davantage de précisions.

Refusant de voir « une simple blague de potache » dans la diffusion sur internet, la semaine dernière, d’un exercice de l’épreuve de mathématiques du bac S, Valérie Pécresse a pour sa part promis sur Radio J des réponses pour « septembre-octobre ». La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a notamment réclamé l’interdiction des smartphones dans les salles d’examen. Elle a toutefois laissé à Luc Chatel le soin de se prononcer sur une réforme du bac et l’instauration du contrôle continu.

Celui-ci, réaffirmant son attachement « au caractère national du baccalauréat […], sans doute l’examen qui incarne le mieux les valeurs de la République », s’est déclaré « ouvert à la discussion pour voir comment [il] peut s’adapter, peut se moderniser ». Commentant sa décision de neutraliser le premier exercice de l’épreuve incriminée, le ministre a reconnu qu’il s’agissait d’une « décision qui était difficile à prendre, il n’y avait pas de décision parfaite ».

 Enfin, alors que le tribunal administratif de Paris doit examiner jeudi le recours d’un parent d’élève, Luc Chatel a admis être dans l’expectative : « Nous verrons, nous sommes dans un État de droit, attendons les décisions du tribunal administratif ».