Maths : une fuite mal colmatée

La décision de ne pas faire repasser l'épreuve de maths du bac S après une fuite fait pratiquement l'unanimité contre elle.

« Ne pas noter cet exercice c’est la pire des solutions, parce qu’elle pénalise les élèves et qu’elle rend l’épreuve inéquitable ». La réaction d’Éric Barbazo, le président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public est sans ambigüité, après l’annonce par le ministère de la décision de ne pas prendre en compte l’exercice de probabilités de l’épreuve de maths du bac S, diffusé la veille de l’épreuve sur un site Internet.

L’Apmep demande donc que l’épreuve, passée par plus de 100.000 candidats, soit réorganisée dans son intégralité. C’est également le souhait du Snes-FSU, qui souligne toutefois les difficultés qu’engendrerait une telle décision : « Les correcteurs sont tellement en flux tendu que réorganiser une épreuve décalerait tout le calendrier : les rattrapages, les admissions en supérieur… Le ministère aurait dû se laisser une marge de manœuvre pour pallier ce genre de dysfonctionnement », estime ainsi son co-secrétaire général dans Libération.

Plus largement, les parents d’élèves de la FCPE et les lycéens de la Fidl et de l’UNL saisissent l’occasion pour réclamer dans un communiqué commun une révision de l’ensemble de l’examen : « Cet incident très problématique est significatif de la nécessité désormais urgente de revoir les modalités d’organisation du baccalauréat, ainsi que de sortir du modèle d’un diplôme uniquement fondé sur l’examen terminal.» Réunis au Champ de Mars ce mercredi soir pour fêter la fin des épreuves, plusieurs centaines de lycéens ont dénoncé l’annulation de cet exercice « plutôt facile ». La majorité appelle le ministre à revenir sur sa décision (voir notre témoignage d’une candidate en colère). 

Quant au ministère, il assure que « la définition de l’épreuve n’est pas remise en cause par cette décision puisqu’elle peut comporter de trois à cinq exercices ». Il a tout de même déposé une plainte auprès du procureur de la République. « S’il s’avère qu’il y a eu des complicités internes à l’Éducation nationale, a ajouté Luc Chatel, il y aura évidemment des procédures disciplinaires. »

Source(s) :
  • AFP, Libération.fr, leMonde.fr, nouvelObs.com, laTribune.fr, Métro.fr, leParisien.fr, le Point.fr, EducPros.fr

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