Les inspecteurs de l’Education nationale demanderaient aux enseignants de revoir la notation du bac à la hausse, dans le cadre de commissions pour l’harmonisation des notes. Cette harmonisation s’effectue au cours de deux ou trois réunions durant lesquelles des directives sont données aux correcteurs pour mesurer les divergences de notation et éviter les injustices. Certains correcteurs seraient ainsi encouragés à « donner un coup de pouce » ou même à être « plus indulgents » pour remonter le taux de réussite du lycée et « ne pas faire fuir les élèves désireux de s’inscrire ».

Certains enseignants parlent même de « tripatouillage des notes », à l’image d’un professeur de mathématiques dénonçant dans un article du Figaro la modification du barème en fonction des résultats des élèves : « si la moyenne est jugée trop faible, le barème est modifié pour relever les notes », sinon « aucune modification de barème n’est adoptée ».

En 2008, un rapport du sénateur Jacques Legendre relevait déjà « l’incitation systématique à la bienveillance » des commissions d’harmonisation.