Le sénateur Christian Demuynck (UMP) a soumis hier à Valérie Pécresse 70 propositions pour réduire le nombre de décrocheurs dans l’enseignement supérieur. Près d’un étudiant sur cinq quitte en effet le supérieur sans diplôme en France. Cette proportion (19%) est inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE (30%), mais « cela reste beaucoup trop » pour le sénateur, qui souhaite voir ce taux de décrochage baisser de moitié en dix ans.

Pour y parvenir, Christian Demuynck suggère en premier lieu un meilleur suivi des étudiants à l’université, à l’aide d’un entretien individuel en début de licence et de soutien dans les matières où l’étudiant est en difficulté.

Il envisage également la création d’une première année de licence (L1) en deux années pour les plus faibles, et le développement des rentrées anticipées, du tutorat entre pairs, d’affectation contrainte dans des « semestres rebonds » et des dispositifs de réorientation… La plupart de ces mesures reprenant « les bonnes pratiques » développées par certaines universités autonomes.

Le sénateur a en outre fait savoir qu’il défendait une véritable formation à la pédagogie des enseignants-chercheurs, qui pourrait être reconnue à l’aide d’une habilitation. Il souhaite enfin la création d’un « corps de professeurs [d’université] non chercheurs ».