Le ministère de l’Éducation nationale a confirmé hier, lundi, que les comptes Facebook des élèves coupables de cyber-harcèlement pourront être bloqués, voire fermés. C’est l’un des effets de la convention signée avec l’association e-Enfance qui, dans le cadre du programme européen « Safer Internet », éduque enfants et adolescents à une bonne pratique de la Toile et gère depuis 2008 le numéro national Net Écoute (0820 200 000).

Selon les explications données par Luc Chatel, les cas de harcèlement « seront transmis par les chefs d’établissements à e-Enfance qui elle-même les transfèrera à Facebook. Ce dernier les prendra en charge de manière rapide, efficace et adaptée à la gravité des faits ».

Selon sa directrice, l’association a signalé « une vingtaine de cas lourds de harcèlement à Facebook », depuis l’été dernier. De son côté, la directrice de Facebook France a indiqué que la fermeture d’un compte « prend quelques heures ».

Selon le secrétaire général de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, la Cnil est saisie « essentiellement de plaintes d’enseignants victimes de harcèlement, et l’augmentation de leur nombre est important : moins de 10 plaintes par mois l’an dernier, entre 20 et 30 aujourd’hui ». « S’il y a harcèlement manifeste à l’égard des enseignants, a ajouté Luc Chatel, je les incite à porter plainte ».

Un guide sera par ailleurs publié à la rentrée, en ligne et en format papier, pour expliquer la procédure à suivre lors de cas de cyber-harcèlement avérés.