« Il n’existe aucun motif qui puisse conduire, en droit, à l’organisation d’une nouvelle épreuve, à quelques semaines du début des oraux d’admission ». Le ministère de l’Éducation a confirmé en ces termes, mardi après-midi, que l’épreuve écrite de l’agrégation d’histoire ne sera pas annulée.

Une vive polémique agite pourtant le petit monde des historiens depuis le début de la semaine. Comme l’a révélé sur son blog un journaliste de Libération, l’épreuve d’histoire médiévale, organisée début avril, s’appuyait sur un texte présenté comme un journal authentique datant de 1415. Mais il s’agissait en réalité d’un texte composé et publié en 1964 par l’historien Palémon Glorieux.

Dans un communiqué embarrassé, le ministère admet qu’il s’agit d’une pratique « peu conforme aux usages scientifiques ». Il souligne qu’elle « ne méconnait cependant pas le programme de l’épreuve d’explication de textes, tel qu’il est fixé par la réglementation applicable au concours de l’agrégation ».

« Si le ministère comprend tout à fait que cette situation puisse faire réagir ceux qui enseignent et aiment l’histoire, ajoute le communiqué, il apparaît qu’en l’espèce l’égalité de traitement a été maintenue entre tous les candidats et que l’épreuve n’était pas hors programme. »

Évoquant une « erreur regrettable », la Société des agrégés est moins affirmative. Elle se contente de faire « confiance aux membres du jury pour tirer les conséquences de cet événement et prendre leurs responsabilités devant cette situation ».