Valérie Pécresse et Luc Chatel ont annoncé hier, à l’université de Cergy-Pontoise, que « huit académies et 30 universités sont prêtes pour proposer des places en alternance à la rentrée prochaine, dès l’année de M1 ». Plusieurs centaines d’étudiants seront concernés dont « environ 200 dans l’académie de Versailles », une académie pilote de ce dispositif.

Luc Chatel a détaillé les « deux modèles » proposés : « soit un contrat d’enseignement de trois à six heures par semaine, rémunéré entre 3.000 et 6.000 euros par an (…), soit un contrat d’assistant pédagogique à mi-temps rémunéré 563 euros par mois ». Ces rémunérations seront cumulables avec les bourses de masterisation de 2.500 euros par an.

Valérie Pécresse souhaite « que l’on prenne en priorité dans les masters en alternance des jeunes sur critères scolaires et sociaux », pour favoriser l’égalité des chances. Mais Jean-Pierre Chevalier, directeur de l’IUFM de l’université de Cergy-Pontoise, préférerait quant à lui sélectionner « les étudiants ayant un dossier scolaire solide ». Il rappelle que « le master en alternance risque d’être particulièrement exigeant, les étudiants ayant moins de temps pour préparer les écrits » du concours.