Interrogé par Patrick Cohen dans le 7-9 de France Inter ce mercredi, Luc Chatel a d’abord été invité à donner son avis sur l’affaire Dominique Strauss-Kahn. Visiblement embarrassé, le ministre de l’Education nationale s’est contenté d’appeler « à la retenue », jugeant qu’il fallait prendre « un peu de recul », « rester zen » et « continuer son travail ». Il a toutefois avoué ne pas « être un adepte de la théorie du complot » et que si les accusations étaient avérées, il s’agirait d’un « acte assimilé à un crime ».

Répondant ensuite aux questions de Patrice Cohen sur les suppressions de postes, Luc Chatel a campé sur ses positions, en affirmant qu’ « à la rentrée prochaine, il y aura plus de professeurs dans le système éducatif qu’il y a 15 ans ». Quant à la question des fermetures de classes, le ministre a rappelé que les 1500 classes fermées ne représentaient que « 0,6% des classes de notre pays ».

L’émission s’est terminée par une séance de questions des auditeurs, durant laquelle le ministre a notamment été invité à donner son avis sur le renvoi massif des palmes académiques, attitude qu’il a qualifiée de « profondément choquante ». Enfin, Luc Chatel a justifié le report des évaluations nationales  de CM2 en fin d’année par la volonté de faire « une évaluation-bilan pour mesurer l’état de la situation [des élèves] ». « C’est réjouissant pour un enseignant de savoir qu’il a pris des élèves avec des difficultés, et que le travail effectué a permis d’obtenir des résultats ! » a conclu le ministre, qui a promis que les évaluations « ne serviraient pas à déterminer les moyens de telle ou telle école ».