On les appelle les « décrocheurs ». Ce sont des jeunes de plus de 16 ans scolarisés l’année précédente, ayant quitté une formation de niveau V ou IV sans avoir obtenu le diplôme sanctionnant cette formation. « Entre juin 2010 et mars 2011, ces élèves étaient au nombre de 254 000, selon les chiffres du ministère de l’Education nationale communiqués jeudi matin. »

Sur ces 254 000,  « 72 000 sont suivis par des missions locales de l’emploi, si bien qu’environ 180 000 peuvent être considérés comme des « perdus de vue » sans diplôme ». Le décrochage concerne aussi bien les filles (47 %) que les garçons (53 %).
« C’est le premier recensement de ce type, effectué via la mise en place d’un fichier contenant des informations partagées entre le ministère de l’Education, de l’Emploi et de l’Agriculture, avec l’autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. » L’objectif d’un tel fichier ? « Maintenant qu’ils sont identifiés, ces décrocheurs recevront individuellement des propositions de formation : stage par Pôle Emploi, alternance en CFA, insertion professionnelle par le biais des missions locales… ». « J’ai décidé de déclarer la guerre au décrochage scolaire », a assuré Luc Chatel, qui présidait ce jeudi la réunion à Châteauroux de la plate-forme de coordination pour la prévention du décrochage scolaire du département de l’Indre. Il a également précisé « vouloir que l’école soit de nouveau un espoir pour les jeunes ».