Depuis sa parution au B.O. du 5 mai, la circulaire de rentrée 2011 est au cœur des discussions entre les différents syndicats enseignants. En cause, deux mesures susceptibles de remettre en question « le principe d’une scolarité obligatoire commune jusqu’à la fin du collège », selon le SE-Unsa, principal syndicat défenseur du collège unique.

Des évaluations nationales en fin de 5e

L’une des deux mesures contestées est l’introduction à titre expérimental d’épreuves de français et de mathématiques à la fin de l’année de 5e. D’après Jean-Michel Blanquer, directeur de l’enseignement scolaire, ces évaluations permettront de « déclencher une aide personnalisée pour les élèves en difficulté ». Pour le SE-Unsa, en revanche, ces évaluations ne seront qu’un prétexte pour « préorienter les élèves dans des classes de 4e différenciées ».

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(intervention de Christian Chevalier, secrétaire du SE-Unsa sur Europe 1)

Des dispositifs de professionnalisation anticipée

Autre initiative sujette à controverse, la mise en place de journées d’apprentissage en entreprise dès la 4e, couplées à la création de classes de 3e « prépa-pro » pour les élèves susceptibles d’entrer ensuite au lycée professionnel.

Cette mesure a provoqué un tollé chez les défenseurs du collège unique. Le SE-Unsa dénonce « une façon de se débarrasser des 15% d’élèves en difficulté », tandis que le sociologue François Dubet y décèle « une sélection sociale qui ne dit pas son nom ».

Du côté du SNALC, principal opposant au collège unique, on estime que ces mesures ne vont « pas assez loin ».

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Le ministère de l’Education nationale, quant à lui, tente de contourner le débat en affirmant que le collège doit aussi « avoir la capacité de personnaliser des parcours d’élèves, car unique ne signifie pas homogénéisation absolue ». Un moyen d’éviter la prise de position dans ce débat qui divise même la droite ?