Hubert Montagner, professeur de psychologie et ancien directeur de recherche à l’Inserm, conteste le bien-fondé des assises nationales sur le harcèlement à l’école, organisées par Luc Chatel les 2 et 3 mai. Il « affirme qu’il n’y a aucune étude scientifique ou étude longitudinale de caractère scientifique sur les conduites que l’on qualifie d’agressions, en particulier le harcèlement », et dénonce un « nouvel arbre sécuritaire » destiné à « occulter les conséquences désastreuses des mesures imposées par le Ministère de l’Education Nationale depuis trois ans (réduction du nombre de postes d’enseignants, […]fermetures de classes, […]pseudo-évaluations discriminantes, cursus de formation des enseignants «insensé», «rythmes scolaires» aberrants, […]) ».

« Se focaliser sur le harcèlement à l’école, pour quoi faire ? » demande également le Pr Montagner dans un article publié sur Mediapart. Ce serait selon lui une « porte grande ouverte à la catégorisation […] des enfants à l’école ». Eric Debarbieux, auteur du rapport sur le harcèlement scolaire remis à Luc Chatel et rendu public il y a quelques jours, se défend toutefois de toute intention de « ficher » les jeunes « harceleurs ».