Les assises nationales sur le harcèlement à l’École se sont ouvertes ce lundi matin. Elles s’achèveront demain midi au lycée Louis le Grand, à Paris. Organisés dans la continuité des États généraux de la sécurité à l’École d’avril 2010, ces deux jours d’interventions et d’ateliers, avec des exemples venant d’Allemagne, des États-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël, doivent être l’occasion de discuter des façons de mieux reconnaître le harcèlement, former les adultes et mobiliser les écoles.

Invité de la matinale de Canal Plus avant l’ouverture du colloque, Luc Chatel a dévoilé les grandes lignes de la politique que le gouvernement entend mener pour lutter contre un phénomène jusqu’ici « tabou » en France, mais « qui touche trop d’enfants dans notre pays », un sur dix selon une étude menée par l’Observatoire international de la violence à l’école pour l’Unicef.

S’inspirant du rapport que lui a récemment remis le chercheur Eric Debarbieux, le ministre de l’Éducation a promis d’apporter « des réponses concrètes, en améliorant la formation de nos enseignants, en préparant à cela […] en sensibilisant les parents, en mettant en place un numéro d’appel unique pour que, lorsqu’il y a un enfant qui est harcelé, ses parents puissent intervenir, trouver un interlocuteur. »

Ces violences physiques ou verbales répétées prennent diverses formes : vols, coups insultes, racket… Elles peuvent entraîner absentéisme, décrochage et effets psychologiques à long terme.